De l'enregistrement Miroir Cassé !
Paroles
Un Fils de Trop
Tu disais que tu regrettais cette vie.
Que t’avais jamais voulu ce rôle,
Un père sans cœur, sans chaleur,
Pour qui l'amour glissait sans paroles.
T’avais ce regard froid, sans détour.
Quand t’as dit "Dehors", casse -toi, c’était sans retour.
À quatorze ans, j'ai connu la rue, le froid, les sanglots.
Et de toi, je n'ai eu que le silence de tes mots.
T’as pas su m’aimer, j’étais un fardeau,
Un fils de trop dans ton chaos.
Tu referais ta vie sans moi.
Comme si je n'avais jamais été là.
Mais j’ai survécu à ton absence.
À l’indifférence, à la violence.
Et même sans toi, j’ai fait mon feu,
D’un père absent, je lui dis adieu.
J’ai dormi sous les ponts, nourri de rien.
Mais au moins, loin de toi, j’étais bien.
Les passants, la faim, les chiens errants,
Étaient moins cruels que ton jugement.
Une famille trouvée, pas de sang,
Mais des bras ouverts, et c’était suffisant.
J’ai grandi sans ton nom pour fardeau.
J'ai avancé tout droit, sans cadeau.
T’as pas su m’aimer, j’étais un fardeau.
Un fils de trop dans ton chaos.
Tu referais ta vie sans moi.
Comme si je n'existais pas.
Mais j’ai survécu à ton absence,
À l’indifférence, à la violence.
Et même sans toi, j’ai fait mon feu,
D’un père absent, je lui dis adieu.
J’ai crié ton nom dans mes cauchemars.
Espérant un jour que tu fasses un pas.
Mais ton amour était un mirage.
Un désert vaste, sans paysage.
Aujourd’hui, je me suis reconstruit,
Et je redeviens enfin celui,
Qui choisit de ne pas haïr,
Mais de vivre sans souffrir.
T’as pas su m’aimer, j’étais un fardeau.
Mais je suis debout, et c’est encore plus beau.
T’auras jamais su qui je suis.
Ni ce que ton absence a construit.
Car malgré tout, j’ai fait mon feu.
Et j’ai grandi loin de tes vœux.
Tu voulais pas d’moi, moi, j’te pardonne.
Et je trace ma route, je m’abandonne…
À ce qu’il me reste :
Un cœur vivant même après la tempête.
Un cœur qui bat encore, malgré toutes les défaites.
Paroles et Musique
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